THE BLIND MEN AND THE ELEPHANT

A HINDOO FABLE. (1872) by John Godfrey Saxe

Traduction

C’était six hommes d’Hindoustan, très enclins à apprendre, qui allèrent à la rencontre de l’Eléphant (bien qu’ils fussent tous aveugles), afin que chacun par observation puisse satisfaire son opinion.

Le premier approcha l’Eléphant, et en trébuchant contre son flanc large et robuste se mit aussitôt à hurler : « Mon Dieu ! – mais l’Eléphant ressemble à un mur!”

Le second, sentant une défense, cria : « Ho ! Qu’avons-nous, ici si rond, lisse et pointu ? Pour moi c’est limpide cette merveille d’Eléphant ressemble à une lance ! »

Le troisième approcha l’animal, et parvenant à saisir la trompe qui se tortillait entre ses mains, la teint à bout portant et déclara avec assurance : « Je vois, l’Eléphant Ressemble à un serpent ! »

Le quatrième s’empressa d’étirer la main et palpa autour du genou. « Ce à quoi ressemble cette bête merveilleuse est très simple » dit-il, « Il est assez clair que l’Eléphant Ressemble à un arbre ! »

Le cinquième, qui toucha par hasard l’oreille, dit : « Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi cela ressemble le plus ; niera les faits qui voudra, ce merveilleux Eléphant ressemble à un éventail ! »

Le sixième commença à peine à tâtonner l’animal, puis saisissant la queue qui se balançait à portée de sa main s’exclama, « Je vois », dit-il « l’Eléphant ressemble à une corde ! »

Ainsi ces hommes d’Hindoustan discutèrent longuement, chacun faisant valoir son point de vue avec force et fermeté, bien que chacun ayant en parti raison, ils avaient tous tort !

Alors, comme souvent dans les guerres de religion, les protagonistes, je suppose, débattent en ignorant ce que chacun veut dire et argumente à propos d’un Eléphant qu’aucun d’eux n’a vu !

Découverte de l’éléphant
Perception de l’éléphant

Version d’origine

IT was six men of Indostan, to learning much inclined, who went to see the Elephant (Though all of them were blind), that each by observation might satisfy his mind.

The First approached the Elephant, and happening to fall against his broad and sturdy side, at once began to bawl: « God bless me!—but the Elephant is very like a wall! »

The Second, feeling of the tusk, cried: « Ho!—what have we here, so very round and smooth and sharp? To me ‘t is mighty clear, this wonder of an Elephant is very like a spear! »

The Third approached the animal, and happening to take the squirming trunk within his hands, thus boldly up and spake: « I see, » quoth he, « the Elephant is very like a snake! »

The Fourth reached out his eager hand, and felt about the knee. « What most this wondrous beast is like is mighty plain, » quoth he; « ‘T is clear enough the Elephant is very like a tree! »

The Fifth, who chanced to touch the ear, said: « E’en the blindest man can tell what this resembles most; deny the fact who can, this marvel of an Elephant is very like a fan! »

The Sixth no sooner had begun about the beast to grope, than, seizing on the swinging tail, that fell within his scope, « I see, » quoth he, « the Elephant is very like a rope! »

And so these men of Indostan disputed loud and long, each in his own opinion, exceeding stiff and strong, though each was partly in the right, and all were in the wrong!

So, oft in theologic wars, the disputants, I ween, rail on in utter ignorance of what each other mean, and prate about an Elephant not one of them has seen!

THE BLIND MEN AND THE ELEPHANT.

A HINDOO FABLE. (1872)  by John Godfrey Saxe

 

Traduction

C’était six hommes d’Hindoustan, très enclins à apprendre, qui allèrent à la rencontre de l’Eléphant (bien qu’ils fussent tous aveugles), afin que chacun par observation puisse satisfaire son opinion. Le premier approcha l’Eléphant, et en trébuchant contre son flanc large et robuste se mit aussitôt à hurler : « Mon Dieu ! – mais l’Eléphant ressemble à un mur!” Le second, sentant une défense, cria : « Ho ! Qu’avons-nous, ici si rond, lisse et pointu ? Pour moi c’est limpide cette merveille d’Eléphant ressemble à une lance ! » Le troisième approcha l’animal, et parvenant à saisir la trompe qui se tortillait entre ses mains, la teint à bout portant et déclara avec assurance : « Je vois, l’Eléphant Ressemble à un serpent ! » Le quatrième s’empressa d’étirer la main et palpa autour du genou. « Ce à quoi ressemble cette bête merveilleuse est très simple » dit-il, « Il est assez clair que l’Eléphant Ressemble à un arbre ! » Le cinquième, qui toucha par hasard l’oreille, dit : « Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi cela ressemble le plus ; niera les faits qui voudra, ce merveilleux Eléphant ressemble à un éventail ! » Le sixième commença à peine à tâtonner l’animal, puis saisissant la queue qui se balançait à portée de sa main s’exclama, « Je vois », dit-il « l’Eléphant ressemble à une corde ! » Ainsi ces hommes d’Hindoustan discutèrent longuement, chacun faisant valoir son point de vue avec force et fermeté, bien que chacun ayant en parti raison, ils avaient tous tort ! Alors, comme souvent dans les guerres de religion, les protagonistes, je suppose, débattent en ignorant ce que chacun veut dire et argumente à propos d’un Eléphant qu’aucun d’eux n’a vu !

 

Version d’origine

IT was six men of Indostan, to learning much inclined, who went to see the Elephant (Though all of them were blind), that each by observation might satisfy his mind.The First approached the Elephant, and happening to fall against his broad and sturdy side, at once began to bawl: "God bless me!—but the Elephant is very like a wall!" The Second, feeling of the tusk, cried: "Ho!—what have we here, so very round and smooth and sharp? To me ‘t is mighty clear, this wonder of an Elephant is very like a spear!" The Third approached the animal, and happening to take the squirming trunk within his hands, thus boldly up and spake: "I see," quoth he, "the Elephant is very like a snake!" The Fourth reached out his eager hand, and felt about the knee. "What most this wondrous beast is like is mighty plain," quoth he; "’T is clear enough the Elephant is very like a tree!" The Fifth, who chanced to touch the ear, said: "E’en the blindest man can tell what this resembles most; deny the fact who can, this marvel of an Elephant is very like a fan!" The Sixth no sooner had begun about the beast to grope, than, seizing on the swinging tail, that fell within his scope, "I see," quoth he, "the Elephant is very like a rope!" And so these men of Indostan disputed loud and long, each in his own opinion, exceeding stiff and strong, though each was partly in the right, and all were in the wrong! So, oft in theologic wars, the disputants, I ween, rail on in utter ignorance of what each other mean, and prate about an Elephant not one of them has seen!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *